Potiron

La vérité à Strasbourg

 

 

 

 

 

"Fin mai. La nature est éblouissante. Strasbourg jouit de sa splendeur printanière. Il y a quelques jours dans l’année où tout est pardonnable. Même la vérité. Car c’est à cause d’elle que je suis à Strasbourg. Le colloque auquel je participe, ici, au Palais universitaire, à la salle Fustel, porte sur la vérité en droit canonique.

Tout le monde semble être heureux. Car la vérité, nous sommes sûrs de ne pas la trouver ici et maintenant. Il y a deux sortes de colloques. Ceux dont les participants espèrent trouver une solution à leurs problèmes. Et ceux qui ne promettent rien d’autre que le plaisir du colloque. Il y a donc les colloques utiles, et les colloques intéressants.

Malgré cela, ce mardi j’ai appris quelque chose d’important. La vérité est surtout aimée des conservateurs. À première vue, c’est curieux. La plupart du temps, les conservateurs ne s’intéressent guère à elle. Au contraire. Ils veulent conserver ce qui n’a jamais existé. Un monde limpide. Une femme parfaite. Une certitude inébranlable.

Alors, pourquoi la vérité est-elle plutôt liée au conservatisme ? Pour la simple raison que seulement ce qui se trouve dans le passé peut être vérifié et approuvé. Ce qui n’existe pas encore ne peut être vrai. La vérité se trouve parmi les trésors du passé et ne se cache pas dans les hasards de l’avenir. Ainsi, ceux qui ont beaucoup de passé et peu d’avenir confessent facilement leur amour pour la vérité. Comme ceux qui ont peu de passé et beaucoup d’avenir se réclament rarement d’elle. La vérité et l’avenir ne vont pas très bien ensemble.

La mort, quant à elle, rend service à la vérité. Elle lui donne une dignité qu’elle ne mérite pas. (...) La mort donne un soupçon de vérité à une situation qui est peut-être fortuite.

Entre la mort et la vérité, il y a une tendre complicité. La première aide la seconde à ne jamais changer."

 

Ecrit par : Rik Torfs, Professeur à la KU Leuven (source :  http://archives.lesoir.be/la-chronique-la-verite-a-strasbourg_t-20090528-00N99U.html?query=Torfs&firstHit=0&by=10&sort=datedesc&when=-1&queryor=Torfs&pos=0&all=307&nav=1)

 

Potiron


Courgette

Cucurbita maxima

Origine : Mexique

Racine : fasciculée , tubéreuse , puissante

Tige : buissonnante , lianescente , garnie d'aiguillons

Feuille : simples , large , molle , rugueuse

Fleurs : grande , mâles ou femelles 

Fruits : charnu , orange , gros 

Port : Rampant


Classification de la plante : légumes fruits , plante annuelle

Température : 25°C ( Attention au gel )

Hygrométrie : 65%

Lumière : Ensoleillé

Besoin en eau : Important

Sol : frais , riche , drainant

Ph : neutre

Mode d'obtention : semis 

Etapes culturales :

  1. Semis

  2. Plantation

  3. Récolte ! ( Octobre )

Durée du cycle : 6 mois

Période de floraison et de récolte : Mai à Octobre


Parasites : 

  • Acarien

  • Mineuse

  • Pucerons

Maladies :

  • Oïdium

Zone de production : France

Présentation commerciale du produit : à l'unité où en morceaux , en godets 

 

 

 

"Ping-Pong Party" entre David Hare, scénariste américain de "The Hours", & Maxime Gorki, écrivain Russe

 

 

 

 

Juste l'envie de déposer ici des mots d'autres que moi, de partager leurs vibrations.

Je me souviens d'une phrase dans "Les enfants du soleil" de Maxime Gorki, né Alexis Maximovitch Pechkov (1866 - 1936), soulignant que pour un artiste, la liberté est aussi importante que l'intelligence et le talent. Cela fait écho à un extrait du film "The Hours" où le personnage de Virginia Woolf, écrivain hors-pair, définit sa difficulté de vivre perpétuellement avec le danger de sa propre extinction, d'où la nécessité de jouir de sa liberté de choix, ce qui définit son humanité. Le scénariste de ce film, l'Américain David Hare (1947 - ), a d'ailleurs clos cet extrait intense par une phrase d'une sagesse limpide "You cannot find peace by avoiding life" (Tu ne peux pas trouver la paix en évitant la Vie). Ainsi, cela fait écho en retour à une autre pensée attribuée à Gorki dans "Les Vagabonds" : la sagesse de la Vie est toujours plus large et profonde que la sagesse de l'Homme.

Résultat de ce mini "ping-pong party" entre le 6ème et le 7ème art ? Le dénominateur commun entre chaque être humain, quelque soit la culture, la société et l'époque, c'est son enfermement, sa difficulté à donner une juste valeur à la Vie. Cet enfermement condamne chaque humain à vivre comme des personnes prisonnières d'elles-mêmes, aliénées à une hypothétique générosité d'autrui bien distincte de la compassion libératrice, otages de leur propre destinée, avec leurs noirceurs et leurs luminosités, leurs efforts pour trouver les moyens de s'en sortir... Oui, c'est trivial ce que je viens d'émettre-là, rien de neuf . Justement, c'est bien le souci...  Bertolt Brecht l'a dit avant moi et mieux que moi : "nous vous en prions instamment, ne dites pas "c'est naturel" devant ce qui se produit chaque jour : qu'en une telle époque de confusion sanglante, de désordre institué, d'arbitraire planifié, d'humanité qui se déshumanise, rien ne soit dit "naturel" afin que rien ne passe pour immuable..."

Que ce soit le "pèlerin" Louka dans "Les Bas-Fonds" de Gorki, le poète et visionnaire Richard ou Virginia dans le scénario de "The Hours", les tourments de ces personnages les poussent parfois à écraser leur corps vital ou à disparaître mystérieusement, c'est vrai. Pourtant, il reste toujours une trace de la lumière de leur âme, comme un phare allumé dans l'obscurité, qui aide celui/celle qui est prêt à accoucher du meilleur de soi dans la brutalité ou la douceur, quelqu'en soit le prix. 

Et pour ceux/celles qui ne savent pas lire entre les lignes de ce "ping-pong party", je terminerai par une phrase de Louka, le "pèlerin" de Maxime Gorki : "L'important n'est pas le mot, mais le pourquoi des mots".

Manchots, homos, marmots

 

 

 

 

Source : http://www.liberation.fr/vous/0101304656-manchots-homos-marmots

Parfois la question de l’homoparentalité surgit là où, euh, on ne l’attendait guère. Témoin, ce couple gay qui a manifesté un désir de paternité irrépressible… en piquant les œufs d’un brave couple hétérosexuel voisin.

La scène se passe dans un zoo du nord de la Chine, au rayon manchot. Le couple homosexuel, pas stupide, a commencé à placer des pierres au pied du couple parental puis, ayant choucrouté l’œuf discrètement (croyait-il, ce couple gay), s’est tiré vite fait bien fait, la progéniture des voisins hétéro sous l’aile. Notant leur stratagème et le désapprouvant ouvertement, les autres manchots du zoo ont banni notre paire gay de la communauté.

Du coup, les gardiens du zoo ont séparé les homos du groupe avec une barrière, pour éviter que ce drame de la «paternitude» ne se reproduise. «L’une des responsabilités du manchot adulte est de s’occuper des œufs. Même s’il est biologiquement impossible pour ce couple de procréer, ce désir naturel est toujours présent», justifie le gardien. Qui croit bon de préciser que la barrière n’est pas du tout un signe de discrimination, mais une mesure pour éviter que le groupe soit perturbé…

Voilà qui pose un nombre de questions éminemment modernes, dont, on l’aura compris celle de l’homosexualité animale (un serpent de mer dont nous débattrons une autre fois), mais aussi de l’homoparentalité animale, un sujet très porteur.

Quelques exemples. Le journal The Economist publiait en 1989 une étude sur des oies lesbiennes, qui acceptent des mâles pour féconder leurs œufs, avant de les chasser pour rester en couple maternel. En 1993, un couple de flamants roses mâles à Rotterdam avait tenté de voler un œuf, non fécondé : la direction leur a confié un œuf fécondé, celui-là, et nos flamants roses vécurent heureux avec leur petit. La nature est parfois une leçon.

 

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